Frankie Knuckles en est le précurseur, mais on peut citer également Marshall Jefferson, Farley Keith aka Farley "Jackmaster" Funk et le fameux morceau "Love Can't Turn Around" (1986, Ralphie Rosario, mais surtout Larry Heard, qui produira l'hymne deep house "Can U Feel It" sous le pseudonyme de Mr Fingers, ou encore Lil' Louis avec le tube international "French Kiss".
Le premier morceau de house semble avoir été composé en 1983 par Jesse Saunders : "Funk U Up" (Mitchbal-Trax Repress). Cependant dès 1981, le Warehouse diffusait les premiers tubes acid tels que "This Is Acid" ou "I Got A Big Dick" de Maurice.
Même si la house est née à Chicago, les villes de Detroit et New York ont eu une scène rapidement très active. On pense notamment à la hip-house, la New-Jersey house (dont le groupe Blaze est toujours un digne représentant) ou la house-garage inspirée par le club où jouait Larry Levan, le Paradise Garage.
Anecdote amusante, Franckie Knuckles et Larry Levan étaient amis avant qu'ils ne deviennent DJ. Les promoteurs du Warehouse souhaitaient même embaucher Larry Levan à l'ouverture du club, mais il passa la main à Frankie Knuckles. Le reste fait partie de l'histoire. Larry Levan est mort en 1992 et reste un mythe intouchable en tant que DJ. La house est originellement reliée aux DJ.
Mel Cheren, emblématique producteur new-yorkais de dance-music, qualifiait la house de "disco on the budget" (disco à l'économie). De fait, cette musique s'est caractérisée dès ses débuts par des moyens de productions réduits, un côté "fait à la maison" qui participa au succès de son nom : house-music. Les précurseurs enregistraient leurs morceaux sur cassettes dans le seul but que le DJ les passe en club. Ces expériences ont façonné la culture des club et sa mythologie. Les disques vinyls sont arrivés rapidement après.